Sport automobile: le lion est roi ! Oui mais…

peugeot

Peugeot a vaincu Audi, l’équipe travaillait à cette victoire depuis de nombreux mois ! Victoire technologique de Peugeot, bonne nouvelle pour la filière automobile française, aidée par le talent des pilotes Alexander Wurz, Marc Gené et David Brabham (numéro 9). Vitesse, vrombissement, couleur, émotion, risque, fascination autant de facteurs qui font vibrer le cœur des amateurs de sports mécaniques…

Je ne souhaite pas mettre un bémol à la superbe victoire de Peugeot loin de là, les lendemains de victoire sont trop savoureux et les vivre est un véritable et immense plaisir, quel que soit le sport !Cependant nous pouvons nous poser une question :quel avenir pour les sports mécaniques et la F1?
Certes les recherches auront permis de mettre au point des technologies performantes dont le circuit industriel classique va bénéficier. Mais jusqu’où doit-on aller ? Ne devons-nous pas nous préparer à une société du « moins de pétrole » et aussi douloureux que cela puisse paraître aux yeux des amateurs de F1, Monsieur Fillon en tête, la vitesse et la puissance seront-elles les critères essentiels à retenir pour l’avenir ? Envisager des compétitions de véhicules « verts » ou hybrides ne serait-il pas au goût du jour ?
Certains constructeurs ont déjà compris l’importance de cet enjeu, Toyota Citroën et Peugeot ont déjà conçu des véhicules expérimentaux  hybrides diesel/électricité destinés à la  compétition en rallye,  mais le problème de la règlementation existe. Aujourd’hui le frein à l’utilisation des moteurs hybrides est réel: le règlement du championnat du monde des rallyes de la FIA par exemple est très strict, et à ce jour, il n’est pas possible d’y participer avec une voiture hybride!

Autre problème qui se pose pour les sports mécaniques : l’entretien des circuits… Du temps de l’opulence, ce n’était pas un souci, les financements existaient : sponsors d’entreprises, subventions arrivaient de toutes parts, mais en temps de crise, quels choix devons-nous opérer ? Les circuits automobiles ont un entretien très très onéreux(à Albi, nous en savons quelque chose…). Les normes changent fréquemment et pour organiser des compétitions, seuls les circuits aux normes peuvent postuler… Il s’agit souvent d’un puits financier sans fin, et la question des priorités de choix de notre société transparaît largement au travers de cette question de la F1. Dans le même temps, les compétitions participent au dynamisme d’une ville, d’une région, font travailler des entreprises, de BTP en particulier, d’où la complexité de la question soulevée.
De toute évidence, ces problématiques sont également liées au débat passionné que suscite la construction d’un nouveau circuit du F1 à Flins…
Je n’ai au moment où j’écris aucune solution précise, je fais part de mon questionnement : comment les sports mécaniques évolueront-ils dans les années à venir? Quelles seront nos priorités, tant du point de vue de l’enjeu sociétal, de  l’enjeu économique que dans l’enjeu environnemental ?
La commission sport du MoDem s’attachera à répondre à ces interrogations.

Laisser un commentaire